Le projet éducatif

Le plan moteur

En laissant l’initiative à l’enfant, en respectant son rythme, nous lui assurons à la fois une bonne maîtrise de son corps, un bien-être physique mais aussi le goût de l’effort, la persévérance, l’envie d’y arriver seul, la confiance en soi et déjà une certaine démarche : quel moyen employer pour atteindre un but.

Le respect de cette démarche : ne pas intervenir, mais être bien présent, par une attention constante, par des encouragements si besoin, facilite grandement tous les progrès de l’enfant bien plus que lorsque l’adulte se comporte en géant sauveur qui a vite fait de régler le problème.

Toute aide physique doit être mesurée afin que l’enfant apprenne de lui-même à surmonter les petits tracas : mieux vaut une main sur laquelle il peut s’appuyer qu’une main qui le soulève. De même, lorsqu’un enfant trébuche et tombe, il n’est pas forcément nécessaire de l’aider à se relever, il est capable de le faire tout seul dans la plupart des cas.

Il convient de veiller à ne pas mettre l’enfant dans une situation qu’il ne maîtrise pas. Le mettre, par exemple, sur un jeu sur lequel il ne peut pas monter. Des explications simples – où mettre son pied pour monter sur le cheval de bois – et une petite aide au niveau des fesses pour les soulever sont plus profitables pour lui que d’être soulevé et posé comme un paquet.

Le plan relationnel

Le choix que nous faisons de modérer nos interventions se retrouve dans les relations que nous établissons avec l’enfant. Dans la mesure du possible, nous sommes le plus souvent à hauteur des enfants, attentifs à ce qu’ils ressentent et favorisons l’expression de leur émotions par la parole, qu’il s’agisse de joie, de colère ou de frustration…

“Il est toujours possible de dire”. C’est ce que nous signifions à l’enfant et nous sommes toujours prêts à le comprendre et à l’aider à formuler ce qu’il ressent.

Par contre, il n’est pas possible de frapper les autres, de tout jeter au sol. Une bonne écoute et l’acceptation par l’adulte des sentiments de l’enfant est quelque chose d’essentiel pour une bonne socialisation. L’enfant compris par l’adulte dépasse facilement ses frustrations alors qu’un enfant dont on se moque ou dont on ignore simplement les sentiments se bloque : son agressivité peut alors redoubler.

Aucune activité n’est privilégiée et le jeu libre est considéré tout aussi important, si ce n’est plus, que les activités proposées. Mais là encore, l’adulte doit garantir la bonne continuité du jeu par sa présence sécurisante.

Cette présence sécurisante se manifeste par le rappel constant des règles à respecter à la crèche. Lorsque l’enfant ne veux pas respecter ces règles, il est important d’insister et, s’il ne veux pas comprendre, il faut alors lui proposer d’aller dans une autre pièce pour se calmer, pour passer à autre chose.

Il peut arriver que la situation devienne difficile et que les solutions proposées restent sans effet.

Le relais entre adultes est alors très important et il ne faut jamais s’en priver.