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Notre parcours jusqu'à la crèche parentale


Publié le 22 février 2017 21h 52min
Par Elodie

Suite à un déménagement on s’est retrouvé sans mode de garde pour notre deuxième enfant, et évidemment hors du timing des commissions pour les crèches municipales.

S’en suit alors un sentiment de panique, la visite à la mairie sans trop y croire, les recherches de crèches d’entreprises ou privées, hors de prix si votre employeur n’y adhère pas. Les nourrices agréées, après l’expérience avec notre fille ainée, on ne le souhaitait qu’en dernier recours.

Le désespoir s’installe… Puis une amie me rappelle l’existence des crèches parentales, que j’avais relégué dans un coin de ma tête comme un projet de baba cool, peu en lien avec notre époque moderne…

Je laisse mes à priori de côté et j’appelle une première crèche parentale qui me parle de liste d’attente et me propose d’avoir une réponse dans quelques mois, impossible mes nerfs ne tiendront pas. J’essaie donc La porte Entrouverte, en me disant : « le nom n’est pas très engageant, pourquoi n’est elle pas ouverte cette porte !!! »

On me propose un rendez vous qui ne me convient pas du tout, intérieurement je me dis « Aïe, ça commence mal », mais finalement elle s’adapte à mes possibilités, je ne le savais pas encore mais c’est déjà la philosophie de la crèche qui pointe son nez !!

Je rencontre une éducatrice, Virginie, qui m’explique l’idée du lieu, leur travail, leur projet pédagogique, tout est super, je n’ose y croire ; respect du rythme de chacun, de la personnalité, jeux libres pour permettre l’exploration, entraide entre les petits et les grands.

La participation des parents me paraissait plus une contrainte qu’ un atout, mais je me suis dit que je passerai du temps avec ma fille…

Puis viennent les questions sur mon enfant, je tourne le sujet dans ma tête : « est ce que je lui dis qu’elle ne dort que dans les bras ?, que je l’allaite encore ? ». NON, tu es folle, tu risques le refus direct !!! Bref un vrai débat interne, mais devant l’intérêt de Virginie, son sourire, je joue la transparence…

Et là, surprise totale : « ce n’est pas un problème on l’endormira dans les bras et on essayera petit à petit, si elle est d’accord de la poser dans son lit ». Incroyable !!!! Pas de problème, moi qui me débats depuis des mois avec l’idée qu’un mode de garde adapté à notre situation n’existe sans doute pas … Je ressors de cet entretien, contente, détendue avec une dernière peur, que la crèche nous dise « Non » dans une semaine !!!

Depuis, nous avons confirmé très régulièrement que la philosophie de cette crèche est de s’adapter aux enfants de manière individuelle dans une harmonie collective. L’investissement en temps et en énergie pour faire tourner cette association de parents n’est pas vécu par notre couple comme une contrainte mais bien comme une contribution active pour proposer aux enfants et aux professionnelles un cadre quotidien de qualité. Une sensation de mettre la main à la pâte qui procure une réelle satisfaction dans ce monde de plus en plus virtuel !